Le Conseil des Prud'hommes de Saint-Etienne a condamné mercredi l'AS Saint-Etienne (Ligue 1 de football) à verser 1,14 million d'euros de dommages et intérêts à son ancien entraîneur Laurent Roussey, licencié en novembre 2008 pour "faute grave".
"La rupture du contrat de travail à durée déterminée de Monsieur
Laurent Roussey par la SASP ASSE Loire est abusive", a estimé la juridiction en l'absence des deux parties, dans un jugement dont l'AFP a obtenu copie, après avoir prorogé à deux reprises sa décision.
Lors de l'audience, le 25 novembre 2009, l'ex-entraîneur avait réclamé 2,1 millions d'euros correspondant à ses indemnités conventionnelles de licenciement, aux primes et congés payés auxquels il aurait pu prétendre jusqu'en juin 2010, échéance de son contrat, et à 600.000 euros de préjudice moral.
Son avocat avait affirmé que le licenciement de Roussey, entraîneur titulaire de l'ASSE depuis 2007 après le limogeage du Tchèque
Ivan Hasek dont il était l'adjoint, n'était dû qu'au piètre début de saison 2008-2009 des Verts, ce qui ne constituait pas une "faute grave".
Mais selon l'avocat du club, l'entraîneur avait tenu des "propos injurieux" à l'égard d'un joueur, des "actes d'insubordination" en laissant partir à l'étranger des joueurs en arrêt maladie, et refusait "d'être placé sous l'autorité du directeur sportif Damien Comolly, une nouvelle fonction créée par les dirigeants".
Ancien joueur des Verts, Laurent Roussey était revenu au club en juin 2006. Il avait été démis de ses fonctions après une défaite à domicile contre Rennes (3-0), mettant l'ASSE dans une position de relégable (18e) après une série de cinq défaites consécutives en championnat.
Son successeur
Alain Perrin, qui a conduit le club à la 17e place en fin de saison, a été remercié à son tour en décembre 2009 en raison des mauvais résultats de l'équipe, et remplacé par son adjoint
Christophe Galtier.