Bis pour Sagan
Vendredi 12 mars 2010 - 17:20
Le Slovaque Peter Sagan (Liquigas) remporte la cinquième étape de Paris-Nice, vendredi à Aix-en-Provence, deux jours après avoir gagné l'étape d'Aurillac.
L'étape, animée par de multiples démarrages, a donné lieu à plusieurs échappés (Champion, Fédrigo). Mais aucune, pas même celle d'un quatuor (Calzati, Barredo, Gustov, Taaramae) en tête jusqu'à 22 kilomètres de l'arrivée, n'a pu aller jusqu'au bout. Le forcing de l'équipe AG2R a provoqué des cassures dans le peloton qui s'est morcelé dans les 25 derniers kilomètres. Sagan a attaqué à deux kilomètres de l'arrivée pour devancer de 2 secondes l'avant-garde du peloton réglé par l'Italien Mirco Lorenzetto. L'Espagnol Alejandro Valverde, troisième sur la ligne, a empoché 4 secondes de bonification et s'est rapproché au classement général à 20 secondes d' Alberto Contador (Astana). L'Espagnol a gardé, sous le soleil enfin retrouvé, le maillot jaune de leader à deux jours de l'arrivée à Nice.
Peter Sagan déclare : "J'aime attaquer dans les dernières côtes, c'est peut-être ça ma spécialité. A Mende, j'ai pu voir que je ne pouvais pas suivre les meilleurs sur ce genre de pentes. Je ne suis pas fort dans les montées comme Alberto Contador. Je suis jeune, j'ai à apprendre. Je ne connais pas encore mes capacités. Je ne peux pas dire ce que je peux gagner à l'avenir, je sais seulement ce que j'ai gagné jusqu'à présent... Après Paris-Nice ? j'ai trois semaines sans compétition, avant de reprendre au Tou de Turquie. J'aimerais bien faire Milan-Sanremo mais je ne fais pas ce que je veux, je fais ce que me dit l'équipe. J'ai le temps... Sur ce Paris-Nice, c'est Roman Kreuziger qui est le leader. Il est plus fort que moi dans les montées. Mon idole ? je n'en ai pas. Quand j'étais petit, c'était Jan Ullrich. Je voyais les courses à la télévision, il me plaisait."
Samedi, la 6e étape, la plus longue de l'épreuve (220 km), conduit de Peynier à Tourrettes-sur-Loup, avec huit ascensions au programme.
