La Fédération allemande de ski (DSV) a porté plainte contre X devant les justices allemande et autrichienne mardi pour diffamation après la dénonciation anonyme liant des biathlètes au laboratoire viennois Humanplasma pour des opérations de dopage sanguin.
"Nos plaintes vont permettre aux parquets de Munich et de Vienne de lancer des enquêtes, en parallèle de celle en cours après la dénonciation anonyme", a expliqué Franz Steinle, vice-président de la DSV en charge des questions juridiques.
"La DSV se réserve le droit de demander des dommages et intérêts si, comme elle le croit, les accusations contre ses athlètes ne sont pas avérées", a ajouté M. Steinle.
L'affaire Humanplasma, du nom d'un laboratoire dans le collimateur de l'Agence mondiale antidopage (AMA), a rebondi en fin de semaine dernière quand, en
plein
Championnats du monde de biathlon, des journaux autrichiens ont publié une liste de 31 athlètes qui, selon une source anonyme, auraient recours au dopage sanguin.
Dans cette liste d'athlètes, outre les noms de coureurs cyclistes déjà cités fin 2007, figuraient notamment ceux d'Andrea Henkel, qui a remporté trois titres de championne du monde à Oestersund (Suède), de
Michael Greis, triple champion olympique 2006 et de
Sven Fischer, ancienne gloire du biathlon allemand qui a mis un terme à sa carrière en fin de saison dernière.
Parjure
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La DSV a précisé mardi qu'elle était en train de collecter les déclarations sur l'honneur de ses athlètes certifiant qu'ils n'ont jamais eu recours au dopage. Ils avaient signé un document similaire avant le début des Mondiaux-2008, dans lequel ils affirmaient n'avoir eu aucun contact avec le laboratoire Humanplasma.
"En cas de parjure, les athlètes savent qu'ils sont passibles, par ces déclarations d'honneur, de poursuites judiciaires", a souligné M. Steinle.
La DSV avait assuré samedi à Oestersund qu'elle avait confiance à 100% dans les membres de son équipe nationale de biathlon.
De son côté,
Thomas Bach, le président du comité olympique allemand (DOSB), a exhorté la personne à l'origine de cette dénonciation à "se faire connaître et divulguer ses preuves".
"Il n'y a que les faits qui comptent, les rumeurs ne servent rien ni personne", a-t-il ajouté, en rappelant que le DOSB et le comité international olympique dont il est vice-président, sont en contacts étroits avec le gouvernement autrichien pour disposer d'"un éclaircissement rapide de cette affaire".