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Jean-Louis Etienne au pôle Nord

Mercredi 7 avril 2010

L'aventurier Jean-Louis Etienne devait survoler le pôle Nord mercredi soir vers 21h00, deux jours et demi après son départ de Longyearbyen, dans l'archipel norvégien du Spitzberg (Svalbard), pour la première traversée en solitaire du pôle Nord en ballon.

Le médecin-explorateur français de 63 ans, qui tente son aventure à bord d'une rozière, ballon mixte à gaz hélium et air chaud, devait piloter "au ras de la banquise pour profiter des vents forts de plus de 70 km/h le poussant vers le Pôle", indiquait son service de presse.

Le premier objectif de cette grande aventure atteint, il pourra reprendre une altitude de sécurité à plus de 600 m. Il est encore difficile de savoir si la suite de sa traversée de l'océan Arctique le portera vers l'Alaska ou la Sibérie.

"Si on modifie l'altitude du ballon de 100 ou 200 m, cela change des chouias de degrés vers la gauche ou la droite au départ, mais cela fait des milliers de kilomètres d'écart à l'arrivée", selon Luc Trullemans, le météorologue de l'équipe.

Après deux journées au ralenti, progressant à 10 km/h de moyenne, Jean-Louis Etienne a dû, pour maintenir son cap, voler à très basse altitude, entre 100 et 300 m de la banquise. S'il volait plus haut, les vents d'altitude l'éloigneraient fortement de son objectif.

Par précaution, l'équipe de son PC vol lui a demandé de laisser pendre un sac de lest de sable à 25 m sous le ballon. Si le ballon descend brusquement, le sac heurte la banquise en premier, se détruit avec la vitesse et laisse échapper les 15 kg de sable pour faire remonter le ballon.

La traversé de 3500 km doit le conduire en Alaska (ou en Sibérie) en sept à dix jours en survolant le pôle Nord.

Pendant son périple, il doit se livrer à "des mesures scientifiques de CO2, du champ magnétique, des particules en suspension et de l'ozone troposphérique", précise l'organisateur.

./pp/sk