"Je vais continuer à me battre"
Justin Gatlin a affirmé qu'il continuerait à se battre pour revenir sur les pistes d'athlétisme au plus vite. "Je suis content que les arbitres aient rejeté une suspension à vie", a-t-il déclaré. "Je continuerai à me battre pour mon droit à participer à ce grand sport qu'est l'athlétisme avant un délai de quatre ans". "Je n'ai jamais été impliqué dans aucun processus de dopage intentionnel", a répété l'athlète.
Gatlin n'ira pas à Pékin
Vendredi 6 juin 2008 - 16:35
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) confirme la suspension de quatre ans pour dopage infligée au sprinteur américain Justin Gatlin, ancien recordman du monde du 100 mètres. En conséquence, le double champion du monde 2005 sur 100 et 200 mètres, ne pourra pas participer aux Jeux olympiques de Pékin.
La date de début de la période de suspension est fixée au 25 juillet 2006 (et non au 25 mai, comme l'avait décidé la cour d'arbitrage américaine), à savoir au jour où Justin Gatlin a volontairement accepté une suspension provisoire. Tous les résultats obtenus par le champion du monde 2005 des 100 et 200 mètres, "à partir de la date du prélèvement de l'échantillon le 22 avril 2006 jusqu'au début de la période de suspension (...) sont annulés", précise le TAS.
Gatlin a désormais épuisé tous les recours juridiques. Il doit donc attendre la fin de sa suspension fin mai 2010 pour recourir en compétition. Il aura alors 28 ans et le prochain grand rendez-vous international n'aura lieu qu'à l'été 2011 : il s'agira de Mondiaux en plein air à Daegu, en Corée du Sud.
En 2001, il avait été contrôlé positif aux amphétamines, avec un médicament qui soigne un mal dont il souffre depuis qu'il est enfant. Sa suspension avait été réduite d'un an après une expertise médicale établissant qu'il ne prenait pas ce produit à des fins dopantes.
Lors de son second contrôle positif (en avril 2006), le caractère non-intentionnel de ce premier cas avait conduit l'USADA, l'agence antidopage américaine, à renoncer à la suspension à vie -peine infligée en cas de récidive- et à le suspendre pour huit ans, avant de réduire en appel cette sanction à quatre ans en janvier dernier.
